L'HISTOIRE DE ZOSIME
Zosime, auteur d'un ouvrage rédigé en langue grecque et intitulé Histoire nouvelle, a vécu vers 500 de notre ère. Nous ne savons à peu près rien d'autre de sa personne. Celui que Bossuet a nommé "l'ennemi le plus déclaré du christianisme et des chrétiens" (1), n'est pas très connu du grand public, et pour cause. Le texte de l'Histoire nouvelle n'a été préservé que grâce à un seul manuscrit datant du XIe-XIIe siècle, le Codex Vaticanus Graecus 156, longtemps inaccessible :
"Lorsque Marc-Antoine Muret voulut lire Zosime en 1572, le cardinal Sirleto, alors préfet de la Vaticane, avait mis le Vat. Graec. 156 en "enfer", évidemment à cause de la tendance antichrétienne du texte qu'il contenait, dont le pape Pie V avait du reste interdit la lecture. Dans une lettre du 2 novembre 1572, Muret écrit à son ami Dupuy : "ie n'oserois toucher rien de Zosimus, quem Sirlettus abdendum iampridem curavit in penitissimam partem bibliothecae Vaticanae, damnatum tenebris et carcere caeco". (2)
Le texte de l'Histoire ne nous est pas parvenu entièrement ; çà et là apparaît "une mutilation volontaire destinée à faire disparaître quelque passage par trop hostile au christianisme" (3). La récente édition chez "Les Belles Lettres" (texte et traduction) rend l'ouvrage enfin accessible.
LES RITES, SAUVEGARDE DE L'EMPIRE
"Polybe a exposé comment les Romains ont acquis leur hégémonie en peu de temps ; mais comment, en un temps qui n'est pas
long, ils l'ont détruite "par leur folle présomption", c'est ce que je propose de raconter." (I, 57, 1) (4)
Dans son ouvrage, Zosime veut démontrer que si l'Empire s'est effondré, c'est à cause de "ceux qui ont dirigé l'Etat avec une telle insouciance et une telle impiété" (IV, 51, 3). En effet :
"Telle fut la bienveillance de la divinité envers les Romains, aussi longtemps que fut maintenu le culte sacré." (I, 58, 4)
Parmi les différentes formes du culte, Zosime attache une importance particulière à la célébration des Jeux Séculaires :
"... Ils chantent des hymnes et des péans en grec et en latin, et ainsi les cités soumises aux Romains sont conservées. D'autres pratiques encore étaient accomplies comme l'avait suggéré la divinité, et c'est par leur pratique que l'hégémonie romaine demeura intacte." (II, 5, 5)
Zosime cite alors un oracle sibyllin qui recommande la célébration des Jeux, une fois tous les cent dix ans, et conclut :
"Eh bien ! comme le dit l'oracle - et il dit vrai -, tant que toutes ces choses étaient rituellement accomplies, l'hégémonie romaine était conservée, et ils continuèrent à maintenir leur domination pour ainsi dire sur notre monde entier. Mais une fois qu'on eut négligé la fête, après que Dioclétien eut abdiqué le trône, le monde fut peu à peu submergé et, pour la plus grande partie, devint insensiblement barbare, comme les faits mêmes nous l'ont montré... Quand, pour la troisième fois déjà, Constantin et Licinius furent consuls, le temps de cent dix ans était accompli, et il fallait alors célébrer la fête comme le voulait la coutume. Mais puisque la chose ne fut pas observée, il fallait bien que les choses en arrivent au malheur qui nous étreint à présent." (II, 7)
Constantin arriva au pouvoir en 305 et fut bientôt, après s'être débarrassé de ses rivaux, le seul successeur de Dioclétien. C'est donc au début du IVe siècle, à partir de Constantin, que Zosime situe le début de la décadence de l'Empire :
"En un mot, il a lui-même inauguré et engendré la ruine de l'Etat qui dure jusqu'à nos jours." (II, 34, 2)
Or, l'abandon des rites ancestraux s'explique par la conversion des Empereurs depuis Constantin au christianisme. Zosime n'est donc pas particulièrement tendre dans la description de ces chefs d'Etat. Ainsi, Théodose, à la fin du IVe siècle, interdit dans toute l'Egypte "les sacrifices agréés depuis toujours et tout culte ancestral" (IV, 37, 3). Plus tard, il porte le coup de grâce au paganisme, lors de son séjour à Rome :
"Il convoqua le Sénat qui demeurait fidèle aux antiques traditions et qui n'avait pas encore choisi de se rallier à ceux qui s'en étaient écartés pour mépriser les dieux. Il lui fit un discours, l'invitant à abandonner l'erreur - c'est le mot qu'il employait - où il s'était trouvé auparavant, et à lui préférer la foi des chrétiens, qui promettait la délivrance de toute faute et de toute impiété.
Personne n'accepta l'invitation ou ne choisit d'abandonner les traditions ancestrales qui étaient à la base de la fondation de la ville, pour leur préférer un assentiment absurde. N'est-ce pas en gardant ces traditions, depuis presque douze cents ans déjà, qu'ils habitaient une ville intacte ? Et en les échangeant contre autre chose, n'ignoraient-ils pas ce qui en résulterait ? Alors, Théodose répondit que l'Etat croulait sous les dépenses consacrées aux sacrifices et aux offrandes : il désirait les abolir, car il n'en approuvait pas la pratique, et d'ailleurs l'armée avait besoin de plus d'argent. Les sénateurs répliquèrent que les cérémonies n'étaient pas pratiquées selon le rite si les dépenses ne venaient pas de l'Etat...
Voilà pourquoi alors, avec la cessation du rite sacrificiel et avec l'oubli des autres traditions ancestrales, l'Empire romain peu à peu s'affaiblit et devint la demeure des barbares, ou même fut finalement privé de ses habitants, pour en arriver à une situation telle qu'on ne reconnaît même plus les lieux où avaient existé les villes." (IV, 59, 1-3)
Bien sûr, il y eut des réactions. Sans compter la "Restauration" sous Julien, signalons le remarquable revirement de Valentinien (en 364):
"Quand il eut décidé de proposer des lois, il commença pour ainsi dire par l'autel : il empêcha l'accomplissement des sacrifices nocturnes. Par une telle loi, il désirait s'opposer à la célébration des mystères.
Cependant, Prétextat, alors proconsul de la Grèce, homme qui se distinguait par toutes les vertus, affirma que cette loi, en interdisant d'accomplir rituellement les très saints mystères qui sauvergardaient le genre humain, rendrait la vie impossible aux Grecs. Alors, Valentinien abolit la loi et permit la pratique de toutes les cérémonies selon les traditions ancestrales et originelles." (IV, 3, 2-3)
Mais en 408, lors du siège de Rome par Alaric, l'extraordinaire autorisation donnée par l'évêque Innocent ne suffit même plus au salut de la Ville :
"... Pompéianus, préfet de la ville, rencontra quelques hommes venus d'Etrurie à Rome. Ils racontaient avoir libéré une ville appelée Narnie des dangers qui la pressaient ; par suite de leur prière à la divinité et à la cérémonie célébrée selon les rites ancestraux, des tonnerres et des éclairs extraordinaires s'étaient produits, et ils avaient chassé leurs agresseurs barbares.
Après cet entretien, il eut recours à tout ce qui, parmi les actes sacrés, constitue une aide. Se rendant compte de la croyance qui prévalait, et désireux d'exécuter l'entreprise avec plus de sûreté, il remit toute l'affaire à l'évêque de la ville, Innocent. Celui-ci fit plus de cas du salut de la ville que de sa propre croyance et il leur permit secrètement de faire ce qu'ils connaissaient.
Cependant, ils affirmèrent que leurs pratiques ne profiteraient pas à la ville, si les rites n'étaient pas célébrés aux frais de l'Etat, c'est-à-dire si le Sénat ne montait pas au Capitole et s'il n'y faisait pas, ainsi que sur les places de la ville, tout ce qu'il convenait de faire. Alors, personne n'osa participer au culte selon le rite ancestral. Au contraire, on laissa là les Etrusques et on se mit à courtiser le barbare (Alaric) autant qu'on pouvait." (V, 41, 1-3)
Résumons : la diffusion du christianisme va de pair avec l'oubli des rites ancestraux. Or, ceux-ci assurent depuis toujours, par leur efficacité magique, le maintien de Rome et de son hégémonie. Il est donc normal de voir l'Empire s'effondrer. Les chrétiens s'en réjouissaient-ils ? De toute manière, le chaos qui s'ensuivit fut long et effroyable, et rien "ne suffisait à rassasier le démon qui alors dirigeait tout et qui, appartenant à la chaîne des êtres égarés, bouleversait toutes les choses humaines, la divinité s'étant retirée" (V, 35, 5).
LES EMPEREURS CHRETIENS
L'image du Constantin héroïque et vertueux fait place, chez Zosime, à celle d'un monstre sanguinaire et sans scrupules, qui violait coup sur coup ses serments : "car c'était une habitude pour lui" (II, 28, 2). Aussi, le récit de sa conversion devient-il, dans la bouche de Zosime, beaucoup moins édifiant que dans les versions chrétiennes :
"Quand tout le pouvoir fut réuni en la seule personne de Constantin, celui-ci ne cachait désormais plus la méchanceté ancrée dans sa nature.
Il donnait libre cours à son désir d'agir en tout selon son bon plaisir. Il célébrait encore les rites ancestraux, non tant par déférence que par intérêt. C'est pourquoi il écoutait aussi les devins, l'expérience lui ayant appris qu'à l'avance, ils avaient dit vrai sur toutes ses entreprises réussies.
Cependant, arrivé à Rome, rempli de toutes les formes de suffisance, il crut indispensable d'inaugurer son impiété au foyer même. En effet, son fils Crispus, élevé au rang de César, comme je l'ai dit plus haut, fut soupçonné d'entretenir une liaison avec sa belle-mère Fausta. Sans aucun égard pour les liens du sang, Constantin le fit tuer. Sa mère Hélène (5), indignée d'un acte aussi énorme, n'arrivait pas à supporter le meurtre du jeune garçon. Comme pour la consoler, Constantin remédia au mal par un mal plus grand encore : il ordonna de faire chauffer excessivement un bain, y fit prendre place à Fausta et ne l'en retira que morte.
Conscient de ses crimes, et en outre des occasions où il avait méprisé les serments, il se rendit chez les prêtres demander les moyens d'expier ses méfaits. Ils lui répondirent que leur tradition ne connaissait pas de moyen d'expiation capable de purifier de telles impiétés. Alors un Egyptien venu d'Espagne à Rome, un familier des femmes au palais, se rendit chez Constantin et soutint que la croyance des chrétiens était capable d'enlever tout péché et qu'elle promettait aux impies qui y participaient l'exemption immédiate de toute faute.
Constantin n'eut pas de peine à accepter ce discours : il rejeta les rites ancestraux, participa à ce que l'Egyptien lui proposait, et inaugura son impiété en se défiant de la divination. Car celle-ci lui avait prédit beaucoup de succès effectivement réalisés, et il craignait qu'à d'autres aussi, qui s'enquerraient sur quelque point défavorable à son égard, l'avenir ne fût prédit. Voilà la raison pour laquelle il préféra abolir ces pratiques !" (II, 29, 1-4)
Empereur de 337 à 361, le fils de Constantin est à l'image de son père :
"... Constance, comme à dessein, s'efforça de ne pas se laisser distancier par son père en impiété, et il commença dans son foyer même à verser le sang de sa famille dans le désir de montrer à tous un exemple de son caractère viril." (II, 40, 1)
"... Constance ne demeurait pas fidèle aux serments ni aux traités, et ne respectait aucune autre forme de loyauté parmi celles qui ont cours parmi les hommes." (III, 9, 3)
Zosime ne fait d'ailleurs que confirmer les auteurs antérieurs : Constance porte la plus grande responsabilité dans le massacre de presque tous les descendants mâles de la famille de Constantin. La conversion de Julien, seul survivant, au paganisme n'a rien d'étonnant. L'historien n'est pas tendre non plus à l'égard de Théodose, l'Empereur chrétien qui a régné jusqu'en 395 :
"Car tout ce qui suffit pour perdre les moeurs et la vie connut, sous son règne, un développement tel que presque tous ceux qui désiraient imiter le mode de vie de l'Empereur, limitaient à cela le bonheur humain. Oui, des mimes ridicules, des danseurs dépravés, tout ce qui contribue à la honte et à cette musique absurde et dissonante fut pratiqué sous et après son règne... On imitait leur folie : voilà à quel point de perdition en fut arrivé l'Etat. Théodose s'en prenait encore aux demeures des dieux, en toute ville et en toute région, et le danger menaçait tous ceux qui croyaient qu'il y avait des dieux ou qui, simplement, levaient le regard vers le ciel pour adorer ce qui s'y manifestait." (IV, 33, 4)
De manière générale, bien d'autres passages s'appliquent à la lettre à ce qui se passe actuellement en Europe : l'abandon de la religion ancestrale, fondement de toutes les institutions politiques ; la déchéance de l'Etat par la corruption de ses dirigeants (IV, 21) ; la disparition des hommes cultivés (IV, 15) ; l'immigration barbare à une échelle de plus en plus élevée, favorisée par les dirigeants dans le but, avoué ou inavoué, de renverser les valeurs traditionnelles, sans compter l'intention des barbares eux-mêmes de conquérir l'Etat où on leur permet de s'installer (IV, 30-31). Zosime est témoin d'une histoire qui se répète sans cesse.
UN CHRISTIANISME FANATIQUE
Les extraits suivants illustrent les regrettables excès auxquels leur état d'esprit conduit les chrétiens. La scène se joue à Constantinople, vers 403-404. L'évêque dont il s'agit est Jean Chrysostome ; l'Impératrice, Eudoxie ; tous les acteurs sont chrétiens :
"Dès lors, l'épouse de l'Empereur se mit à haïr davantage Jean, évêque des chrétiens. Déjà auparavant, elle avait été irritée contre lui parce qu'il avait l'habitude de la ridiculiser aux assemblées, dans ses homélies adressées à la foule. Mais c'est alors, après le retour de Jean et des autres, qu'elle montra ouvertement sa rancune à son égard. Faisant tout ce qui était en son pouvoir, elle ameutait les évêques de partout pour abattre Jean. Le premier d'entre eux, celui qui les conduisait, était l'évêque d'Alexandrie en Egypte, Théophile ; celui-ci avait été le premier à conspirer contre les rites sacrés et les antiques traditions. L'affaire fut mise en jugement, et Jean, voyant qu'on ne procédait pas selon des méthodes équitables à son égard, quitta spontanément la ville.
Mais la foule se mit à s'agiter (car cet individu était redoutable pour soulever une masse dépourvue de raison) ; le tumulte remplissait la ville, et l'église des chrétiens (6) fut obstruée par ceux qu'on appelle des moines. Ce sont, ces moines, des gens qui renoncent au mariage légal, et qui remplissent villes et villages de groupements composés de nombreux hommes célibataires, inutiles à l'Etat pour la guerre ou pour quoi que ce soit. Toutefois, depuis lors jusqu'à nos jours, ils se sont progressivement emparé de la plus grande partie des terres et, sous prétexte de faire participer les pauvres à tout, ils ont fait pour ainsi dire de tous des pauvres. Voilà ceux qui avaient obstrué les églises et qui empêchaient les foules d'y faire les prières accoutumées.
Citoyens et soldats en étaient indignés et demandaient à abattre l'audace des moines. On leur en donna le signal convenu : ils s'avancèrent librement et égorgèrent tout le monde sans aucune distinction, jusqu'à ce qu'ils eurent rempli l'église de cadavres et que, poursuivant les fuyards, ils eurent abattu tous ceux qui s'étaient habillés de vêtements sombres. Il advint qu'avec eux périrent beaucoup d'hommes qu'on découvrit dans ces vêtements pour une raison de deuil ou d'une autre circonstance.
Quant à Jean, il revint pour se livrer aux mêmes procédés, soulevant dans la ville des troubles comparables." (V, 23, 2-6)
"Comme je l'ai dit plus haut, Jean, retourné de son exil, ameutait la foule contre l'Impératrice par ses bavardages habituels. Quand il se vit expulsé du siège épiscopal et de la ville, il s'embarqua et quitta la ville. Quant à ses partisans, dans leurs efforts pour que personne ne devienne évêque de la ville après lui, ils décidèrent de mettre le feu à l'église.
C'est donc en secret, la nuit, qu'ils mirent le feu à l'église. A l'aurore, ils sortirent et cachèrent ainsi leur identité. Au lever du jour, ils montrèrent à tous le danger extrême qui déjà menaçait la ville : l'église entière était la proie des flammes, les bâtiments attenants étaient eux aussi consumés, surtout ceux vers lesquels le vent impétueux qui s'était levé poussait le feu." (V, 24, 3-4)
Citons enfin un extrait révélateur et significatif. Constantin, "dans sa légèreté d'esprit", s'attaque à une statue de Rhéa, Mère des dieux et protectrice de Rome :
"On dit qu'il mutila cette statue, celle-là aussi, dans sa légèreté d'esprit à l'égard de la divinité : il enleva les lions qui la flanquaient des deux côtés et changea l'attitude des mains. Car jadis elle semblait retenir les lions ; à présent, son attitude transformée est celle d'une orante qui surveille la ville et l'entoure de ses soins." (II, 31, 2-3)
Cette retouche de la sainte Mère trahit sans doute une maladresse et une ignorance conformes à l'air du temps. En effet, Ovide nous apprend qu'en retenant les lions, "elle dompte la barbarie" (7). Par son geste, le premier Empereur chrétien semble véritablement inaugurer la fin de l'Empire romain.
CONCLUSION
L'ascension irrésistible du christianisme devient, chez Zosime, autre chose qu'une lutte héroïque et exemplaire, menée pour l'amour de Dieu et des hommes : cela devient la lutte d'une faction révolutionnaire, à qui la haine, les préjugés et l'ignorance ne font pas défaut. Nous nous posons la question : l'Histoire nouvelle ne serait-elle que de l'histoire ancienne ?
A. Lynxe
NOTES
(1)Défense de l'Histoire des Variations, chap. 7, citée par François Paschoud dans son Introduction, p. LXXVI, dans l'édition de Zosime chez "Les Belles Lettres", t. I.
(2)Ibid., p. LXXXI : "Zosime que depuis longtemps, Sirleto a pris soin de cacher au plus profond de la bibliothèque du Vatican, où il est condamné aux ténèbres et au cachot sans lumière".
(3)Ibid., p. LXXVIII.
(4)La traduction des extraits est la nôtre. - Il y a ici une allusion à Homère, Odyssée, I, 7, où il est dit que tous les compagnons du sage Ulysse périrent "par leur folle présomption".
(5)Sainte Hélène ; selon Zosime : "une femme sans dignité" (II, 8, 2).
(6)L'église Sainte-Sophie.
(7)Ovide, Fastes, IV, 217 : "feritas mollita per illam".