DICTIONNAIRE DES ANTIQUITES ROMAINES ET GRECQUES Anthony Rich
(3e ed. 1883)
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TEMPLUM (temenos)
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- Dans son sens primitif, signifie une partie qui est coupée, retranchée,
particulièrement par rapport à un espace imaginaire que l'augure séparait et
limitait dans les cieux avec sa baguette (lituus), afin de déterminer le
champ de ses observations sur le vol des oiseaux (Varro, L.L. VII,
7).
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- Pièce de terre séparée et limitée par les augures, avec certaines
formules solennelles, pour différents usages religieux, mais plus
particulièrement pour prendre les auspices (Varro, L.L. VII.8 ; Cic.
Leg. II, 8 ; Liv. I, 6).
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- Temple ou édifice religieux, consacré, comme nous venons de le dire,
par les augures, en y comprenant l'enceinte sacrée qui l'entourait (Cic. Verr.
II, 4, 43).
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- Tout endroit, tout bâtiment qui avait été consacré par un augure ;
ainsi la curie (Liv. I, 30 ;
Cic. Dom. 51), les rostres (ib. Vat.
10).
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- En architecture, on appelle templa les pannes couchées en
travers sur les arbalétriers (canterii), dans la charpente
d'un toit, et formant un lit pour recevoir les chevrons (asseres) sur
lesquels sont posées les lattes, les tuiles (tegulae) ensuite (Vitruv. IV, 2,
1). Voyez la gravure au mot materiatio ; elles y sont
marquées gggg.
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Illustrations complémentaires |
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Enée et la Sibylle de Cumes devant le temple d'Apollon Enluminure du
manuscrit dit Vergilius Vaticanus ms Vat. Lat.3225, fol.45 V Entre
370 et 430 après JC Biblioteca Apostolica
Vaticana | |